> Les intervenants :
• 3ème table ronde, samedi 8 novembre de 14 h 30 à 16 h 30
Entre djihadisme et occidentalisme, nouvel affrontement des blocs ou renaissance méditerranéenne ?
Intervenants :
Mathias Enard
Bruno Etienne
Mohamed Tozy
Nadia Yassine

Mathias Enard
Né en 1972 à Niort, il a étudié le persan et l'arabe à l'Institut des Langues Orientales. Il a effectué de longs séjours d'études au Moyen-Orient (Iran, Liban, Egypte...). Il a d'abord été publié en Espagne, où il vit depuis 2000. Pensionnaire de la Villa Médicis en 2005-2006, il enseigne aujourd’hui l’arabe à l’université de Barcelone. Il anime plusieurs revues culturelles, et participe notamment au comité de rédaction de la revue Inculte à Paris.
Dans le cadre de la rentrée littéraire 2008, il publie un nouveau roman, Zone, une Iliade ferroviaire hantée par les soubresauts des guerres méditerranéennes.
Il a notamment publié :
• Bréviaire des artificiers - Verticales, 2007
• Remonter l'Orénoque - Actes Sud, 2005
• La Perfection du tir - Actes Sud, 2003 (Prix des Cinq Continents de la Francophonie, Prix Edmée de La Rochefoucauld.)

Bruno Etienne
Politologue français né en 1937 à Aix-en-Provence. Il est spécialiste des questions de religions et notamment de l'islam. Diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence et agrégé de sciences politiques, Bruno Étienne a été chercheur au Caire, enseignant aux universités d'Alger, de Casablanca , d’Istanbul et de Birzeit. Professeur à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il est le fondateur et directeur jusqu'en 2006 de l'Observatoire du religieux. Bruno Étienne est membre de l'Institut universitaire de France.
Il a notamment publié :
• Abd el-Kader et la franc-maçonnerie - Dervy, 2008
• La spiritualité maçonnique - Dervy, 2006
• Heureux comme Dieu en France ? La République face aux religions - Bayard, 2005
• Islam, les questions qui fâchent - Bayard, 2003
• Abd el-kader le magnanime - Gallimard, Paris, 2003
• Abdelkader : isthme des isthmes (Barzakh al-barazikh) - Hachettes littérature, Paris, 2003

Mohamed Tozy
Politologue et sociologue marocain, il passe pour être le meilleur connaisseur des mouvements religieux marocains. Il est professeur de sciences politiques à l'université Hassan II de Casablanca et directeur du Centre Marocain de sciences sociales. Il est aussi expert-consultant auprès d'organismes internationaux. Spécialiste du mouvement islamiste marocain, il s’est fait connaître avec la publication de Monarchie et islam politique au Maroc en 1999.
Depuis septembre 2007 il est professeur des universités (sociologie) à l’Université de Provence, et chercheur au Laboratoire méditerranéen de Sociologie, il est aussi membre du conseil scientifique du Musée des Civilisations de l’Europe et de la méditerranée (MUCEM).
Il a notamment publié :
• La Méditerranée des anthropologues : fractures, filiations, contiguïtés - Maisonneuve et Larose, 2005 (direction de l'ouvrage avec Dionigi Albera)
• Les usages de l’identité amazigh - Editions Annajah al jadida, 2007
• L’islam quotidien au Maroc - Editions Prologues, 2008

Nadia Yassine
Née en 1958, fille de Abdessalam Yassine, fondateur de « Justice et Spiritualité », mouvement de résistance dans la non-violence, elle fait ses études au sein de l’école française au Maroc. Elle obtient une licence en sciences politique et est contrainte pour des raisons politiques de continuer ses études en autodidacte. En 1981, elle fonde la section féminine du mouvement, segment des plus dynamiques de celui-ci. Elle y anime avec un groupe de femmes engagées des cercles de réflexion dans le but de promouvoir un ijtihad au féminin battant en brèche une certaine jurisprudence machiste. Elle est l’auteur d’un essai intitulé « toutes voiles dehors ».
Interdite de passeport jusqu’en 2003 ; depuis elle participe à des conférences en Europe et participe à des rencontres culturelles en tant que porte parole du mouvement « Justice et Spiritualité » pour la promotion du dialogue entre les civilisations et les peuples.
Elle écrit des articles et répond à des entretiens qui entraînent un procès encore en cours pour « atteinte aux institutions sacrées » du pays ; chef d’accusation qui lui fait encourir le risque de 5 ans d’emprisonnement. |