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Projections de documentaires méditerranéens / CMCA
• 17 octobre au 8 novembre de 11 h à 18 h • Marseille • espaceculture
> Voir le site internet du CMCA : Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle
Les projections seront présentées en 12 groupes de 3 documentaires donc voici le programme détaillé :
Groupe 1 - Groupe 2 - Groupe 3 - Groupe 4 - Groupe 5 - Groupe 6 - Groupe 7 - Groupe 8 - Groupe 9 - Groupe 10 - Groupe 11 - Groupe 12
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• Groupe 1
Ve 17 octobre de 11 h à 14 h / Ve 24 octobre de 15 h à 18 h 30 / Ve 31 octobre de 11 h à 14 h / Sa 8 novembre de 15 h à 18 h 30 |
VHS Kahloucha
de Néjib Belkadhi [2007, 80 minutes,Tunisie]
Grand fan des films de genre des années 70, Moncef Kahloucha, peintre en bâtiment, tourne des fictions hilarantes en VHS avec l'aide des habitants du quartier populaire Kazmet à Sousse en Tunisie. Il produit ses films, les réalise et y incarne toujours le rôle principal. Ses tournages sont l'occasion, pour les habitants de son quartier, d'échapper à leur quotidien morose et de vivre des instants intenses, de la préparation jusqu'à la projection dans le café du coin. Notre caméra a suivi Kahloucha pendant qu'il tournait son dernier film : "Tarzan des arabes". |
Paying for Justice
de Guy Meroz et Orly Vilnai-Fedrebush [2007, 58 minutes, Israël]
Tourné en Allemagne, aux Pays-Bas, aux États-Unis et en Israël, ce documentaire traite de la situation des survivants de l'Holocauste principalement en Israël. Après l'horreur nazie, les souffrances continuent pour les 270.000 qui vivent en Israël. Parmi eux, 25 % souffrent de misère et de précarité. Pour finir leur vie dignement, certains d'entre eux choisissent de migrer vers l'Allemagne, où ils peuvent recevoir un véritable soutien financier. Et pourtant, en 1953, les gouvernements allemands et européens avaient transféré, à leur attention, des millions de dollars. Que sont-ils devenus ? Qui en a profité, spoliant, une fois de plus, les victimes ? |
Au-delà du Mur
de Marie-France Barrier [2007, 57 minutes, France]
Alors que le destin les destinait à être des ennemis, ils ont choisi de vivre en bonne entente. Bassam, Sharon, Aziz et Zohar, sont nés israéliens et palestiniens et vivent en portant les double stigmates de "victimes" et "d'agresseurs". "Au-delà du mur" est l'histoire d'une épreuve universelle, celle du pardon. Le décor est planté au cœur du conflit israélo-palestinien. Conflit qui évoque, plus que tout autre, un subtil jeu de miroir brisé, où la victime de l'un est en réalité l'oppresseur de l'autre. Le film repose sur les destins croisés de 4 personnages qui ont directement souffert du conflit. |
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• Groupe 2
Ve 17 octobre de 15 h à 18 h 30 / Ve 24 octobre de 11 h à 14 h / Ve 31 octobre de 15 h à 18 h 30 / Sa 8 novembre de 11 h à 14 h |
Oyun
de Pelin Esmer [2005, 70 minutes, Turquie]
Grand Prix du CMCA, Prix à la diffusion ENTV & Prix spécial France 3 Méditerranée 2006
Neuf paysannes vivant à Arslankoy, un village sur le massif montagneux Toros, au sud de la Turquie, passent leurs jours en travaillant sans cesse dans les champs, les chantiers et leurs maisons. Afin d'alléger le fardeau de leur vie, ces femmes se réunissent pour une raison complètement différente, une expérience unique : elles ont l'intention d'écrire et de monter une pièce de théâtre basée sur leurs vies. |
Bar Centre des Autocars
de Patrick Zachmann [2007, 83 minutes, France]
Ce film est l'histoire de Hacène, Nadia, César,
Chérif, Ali, Paul et les autres, âgés de 17 à 37 ans. Vingt ans d'écart entre les adolescents en grande difficulté qu'ils étaient dans les années 80 et les adultes qu'ils sont devenus aujourd'hui. C'est la première génération née en France issue de l'immigration. Ce sont des parcours de vie singuliers qui font partie de notre histoire collective. |
Wasted
de Nurit Kedar [2007, 70 minutes, Israël]
Prix à la diffusion RAI 3 2007
Dans une petite enclave au pied d'une ancienne forteresse des Croisés, est installé le poste Beaufort. De jeunes hommes sont morts ici dans les 1300 dernières années. Des Sarrasins et des Croisés et plus récemment, des israéliens et des libanais. Le Poste Beaufort a un statut mythique dans l'esprit de générations d'israéliens. C'est le site d'une des batailles les plus controversées de l'armée israélienne d'occupation du Sud Liban. Mai 2000. Sur la colline, dominant les nuages, un groupe de soldats. La vie et la mort se côtoient. Wasted, est l'histoire de ces jeunes hommes. |
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• Groupe 3
Sa 18 octobre de 11 h à 14 h / Sa 25 octobre de 15 h à 18 h 30 / Lu 3 novembre de 11 h à 14 h |
Jérusalem au nom du père et du fils
de M. Irondelle et M. Toulin, [2007, 52 minutes, France]
L'extraordinaire travail d'une famille de photographes arméniens qui, en trois générations, ont enregistré des milliers d'images de la vie quotidienne des habitants de Jérusalem depuis les années vingt. Le film raconte l'histoire de cette famille, du grand-père au petit fils qui a hérité du patrimoine et de la passion de photographier. En arrière plan apparaît en permanence la Jérusalem immortelle, terre de conflits. |
Welcome Europa
de Bruno Ulmer [2006, 91 minutes, France]
Grand Prix du CMCA 2007
De jeunes clandestins qui cherchent refuge et travail en Europe sont acculés à l'errance, au vol et à la prostitution. Ils sont roumains, kurdes ou marocains et errent dans une Europe qui n'a rien du paradis dont ils ont rêvé. Ce sont de jeunes hommes sans papiers ni travail, dont l'existence tient chaque jour un peu plus de la survie à Berlin, Marseille, Paris, Amsterdam, Turin et Calais. |
Joue à l'ombre
de Mohamed Lakhdar Tati [2007, 52 minutes, Algérie / France]
Dominer la ville, c'est la connaître : ses heures de pointe, le nom de ses rues, tel raccourci, connaître ses interdits, les déjouer, ne rien rater du quartier, c'est aussi achever de grandir et faire de la ville une continuité qui ne vous surprend plus. Mais une ombre et la complexité d'une cage d'escalier, le roulé d'un rire, les courbes d'une phrase et la simplicité d'une maison se font étonnement et poème.
Le dégoût, la monotonie, la chaleur et la pente.
La foule, les balcons, un journal, une vitrine et les jeux des enfants flânent dans vos pas avec la prétention de vous faire connaître la ville.
"Joue à l'ombre" est le seul commandement que l'on donne aux enfants à Alger. Un gage d'étonnement ? |
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• Groupe 4
Sa 18 octobre de 15 h à 18 h 30 / Sa 25 octobre de 11 h à 14 h / Lu 3 novembre de 15 h à 18 h 30 |
Pickles
de Dalit Kimor [2006, 59 minutes, Israël]
Huit veuves arabes ont ouvert une usine consacrée à la production de condiments de grande qualité, marinés dans le vinaigre, les "pickles". Ces femmes musulmanes de Tamra, village arabe du nord de l'Israël, âgées de 35 à 50 ans, n'ont jamais travaillé de leur vie. En tant que veuves, elles sont condamnées à vivre seules, à rester chez elles et à élever leurs enfants, avec pour seul revenu, une maigre pension du gouvernement. Si elles choisissent de se remarier, elles doivent abandonner leurs enfants ... Pour se sortir de cette situation tragique, elles décident d'unir leurs forces et de créer une petite usine. |
D'un Mur l'Autre
de Patrick Jean [2008, 90 minutes, Belgique]
Prix spécial du jury 2008
De l'ancien mur de Berlin à la nouvelle clôture de Ceuta en terre africaine, ce road-movie nous fait traverser l'Europe. Quatre frontières au moins mais un seul axe : une société métissée, multiculturelle, riche de ses diversités en dépit de ses traditions de rejet. Du nord au sud, Patric Jean part avec humour et tendresse à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont migré des quatre coins du monde et qui composent cette nouvelle société, y participant avec énergie et générosité. |
Sacrées Bouteilles
de Fitouri Belhida [2005, 26 minutes, France]
A Zarzis, dans le sud tunisien, Mohsen Lihidheb est employé de poste. En dehors de son travail, il exerce une passion : il sillonne les plages pour récupérer les objets que la mer rejette. Bouteille, bouchon, cordes, bout de bois, chaussures... Avec tous ces matériaux, Mohsen compose des tableaux qui chroniquent les évènements mondiaux ou tout simplement qui permettent à l'artiste qui est en lui de s'exprimer.
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• Groupe 5
Lu 20 octobre de 11 h à 14 h / Lu 27 octobre de 15 h à 18 h 30 / Ma 4 novembre de 11 h à 14 h |
To die in Jerusalem
de Hilla Medalia [2007, 75 minutes, Israël/USA]
Depuis la mort de Rachel Levy, israélienne de 17 ans, à Jérusalem il y a quatre ans dans un attentat suicide perpétré par une jeune palestinienne, sa mère Abigail n'arrive pas à faire son deuil. Elle n'a de cesse de comprendre ce qui a bien pu emmener cette lycéenne de 17 ans, Ayat al-Akhras, venue d'un camp de réfugiés palestiniens, à poser une bombe pour tuer des victimes innocentes. Elle cherche par tous les moyens, à rencontrer la mère de la kamikaze. Mais le chemin pour y parvenir est semé d'embûches… |
Danseuses
de Célame Barge [2007, 51 minutes, Egypte]
Elles ont entre 17 et 40 ans, originaires de toute l’Egypte, jeunes filles, épouses, mères de famille, elles dansent pour vivre. Ce sont les danseuses populaires du Caire. Chez les coiffeurs, dans les pensions pour danseuses, dans les mariages, les cabarets, sur scène et en coulisses, le film les suit, et cherche à rendre l’épaisseur de ces vies dissimulées sous les artifices de la danse…et du maquillage. Une réalité bien loin des clichés de la danse orientale. |
The Forgotten
de Driss Deiback [2006, 80 minutes, Allemagne / Espagne / Maroc]
Le film se penche sur l’histoire de l’Espagne, depuis les événements des années 30, jusqu’à nos jours. Pendant plusieurs siècles en Espagne, différentes cultures se sont croisées, voire affrontées, parfois violemment. Aujourd’hui, l’Espagne constitue la frontière sud-ouest de l’Union Européenne. Séparant l’Europe de l’Afrique, et du monde musulman, elle occupe une place stratégique dans le développement international. On a décrit la Guerre Civile espagnole sous de nombreux angles : Les Brigades Internationales, l’implication de l’Allemagne nazie, le soutien de Mussolini, La Guerre Civile comme prélude à la Seconde Guerre Mondiale et les 72 pays qui ont pris part aux hostilités. Mais le rôle des soldats musulmans dans ce conflit européen n’avait auparavant jamais fait l’objet d’un film documentaire. 70 ans plus tard, il est grand temps de laisser les survivants - et ils sont peu nombreux - partager leur expérience. Involontairement, ils ont contribué à déterminer le sort de l’Espagne et de l’Europe dans une guerre où, bien que dans le camp des vainqueurs, ils sont sortis perdants, oubliés de tous.
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• Groupe 6
Lu 20 octobre de 15 h à 18 h 30 / Lu 27 octobre de 11 h à 14 h / Ma 4 novembre de 15 h à 18 h 30 |
Fanfaron, Fanfaron
de Corneliu Gheorghita [2007, 68 minutes, Roumanie]
En Roumanie, sous le régime communiste, les fanfares des paysans participaient aux manifestations organisées dans les villes. C'est à cette époque que les fanfares connurent leur heure de gloire. Avec la désindustrialisation, le retour des travailleurs dans la pauvreté de leurs villages à la campagne, cette musique, jouée dans les mariages, les baptêmes, les enterrements, est la seule chose qui leur reste : elle est leur fierté. Ce mélange unique de tradition roumaine, de musique militaire, de fanfare autrichienne et de rythmes orientaux (turc, tziganes…) survit dans cette région à la frontière de l'Asie et de l'Europe, qu'est la Moldavie. Une musique à l'image de sa population, pleine de vie, empreinte de nostalgie et tellement plurielle. |
Dialogues in the dark
de Melek Ulagay Taylan [2006, 65 minutes, Turquie]
Deux femmes, Ulla, cadreur, et Melek, productrice et réalisatrice, voyagent à travers le sud-est de la Turquie. Elles nous emmènent à la rencontre de femmes menacées de mort par les hommes de leur famille, pour avoir eu une relation "intime" avec un homme. Les histoires qu’elles entendent de la bouche de ces femmes persécutées, les poussent à une réflexion sur l’honneur et la honte, la victime et le bourreau. Une découverte des coutumes d’une société à la fois tribale et patriarcale, qui rend victime à la fois les hommes et les femmes. |
Pic-Nic
de Eloy Encisco [2007, 75 minutes, Espagne]
Prix du CMCA 2008
Un Galicien méfiant, un madrilène narquois, une forte tête aragonaise, un asturien contestataire, un charlatan argentin et un Navarrais. Tous se retrouvent depuis de nombreuses années sur la même plage, avec la même obsession : conquérir les premiers une partie de leur territoire de sable. Ces chevaliers errants, armés d’ombrelles, résistent chaque été à une réalité : le passage du temps. A travers tous ces personnages, c’est le portrait de l'Espagne profonde d’aujourd’hui que nous offre Eloy Enciso.
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• Groupe 7
Ma 21 octobre de 11 h à 14 h / Ma 28 octobre de 15 h à 18 h 30 / Me 5 novembre de 11 h à 14 h |
The Champagne Spy
de Nadav Schirman [2007, 90 minutes, Israël]
Oded a tout juste 12 ans lorsque son père lui révèle qu’il est un agent du Mossad, et lui fait jurer de garder le secret car sa vie en dépend. Pendant qu’il se trouve en mission au Caire, se faisant passer pour l’ex-nazi, millionnaire et éleveur de chevaux, Wolfgang Lotz, Oded et sa mère demeurent seuls à Paris, attendant avec anxiété son retour. A travers ce documentaire, Oded décide de briser le silence imposé par son père, révélant ainsi le lourd tribu payé par sa famille au cours d’une existence anéantie par ce monde de l’espionnage. |
Ritorni
de Giovanna Taviani [2006, 52 minutes, Italie]
En période de vacances d'été, les Maghrébins résidant en Europe retournent dans leur pays d'origine pour passer leurs vacances, faisant ainsi le chemin inverse de leur premier passage vers l'Europe, celui de l'émigration. Comment s'est construit leur identité, faite d'allers-retours entre deux rives et aussi deux cultures. C'est à cette question que s'est intéressé la réalisatrice, à travers les exemples de trois intellectuels : Karim Hannach, enseignant tunisien, l’écrivaine algérienne Assia Djebar , et l’écrivain marocain Tahar ben Jelloun. |
L'autre 8 mai 1945
de Yasmina Adi [2008, 53 minutes, Algérie / France]
Prix à la diffusion France 3 méditerranée
Le 8 mai 1945 est une date clé pour l’histoire de France. Chaque année, on célèbre la victoire sur l’Allemagne nazie. De l’autre côté de la Méditerranée, en Algérie, ce jour de gloire est un jour de deuil. Dans la liesse de la victoire en 1945, des Algériens ont revendiqué leur volonté d’indépendance. Ils subiront durant plusieurs semaines une violente répression conduite par l’armée française. Elle fera des milliers de victimes. Mais soixante ans plus tard, la répression du printemps 1945 en Algérie recèle encore de nombreuses zones d’ombres. Yasmina ADI a retrouvé de nombreux documents inédits, des archives du gouvernement français et des services secrets anglais et américains. Elle est allée à la rencontre de ces hommes et ces femmes qui ont vécu et subi cette répression. Elle donne la parole aux témoins français, algériens, ainsi qu'au premier reporter arrivé sur les lieux. Cette enquête lève le voile sur les mécanismes et les conséquences de cette répression coloniale. Cet autre 8 mai 1945 est aux origines de la guerre d’Algérie. |
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• Groupe 8
Ma 21 octobre de 15 h à 18 h 30 / Ma 28 octobre de 11 h à 14 h / Me 5 novembre de 15 h à 18 h 30 |
Srebrenica, Plus jamais ça!
de M. Ait-Habbouche et H. Corbière [2006, 85 minutes, France]
11 juillet 2006, date anniversaire du massacre de Srebrenica. Des femmes pleurent ; devant elles, défilent les cercueils de leurs maris, leurs fils ou leurs pères. Onze ans après, elles peuvent enfin les enterrer. Dignement. Hakija Husseinovic n'assiste pas à cette cérémonie. Il veut oublier. Il est l'un des douze survivants de la tuerie du hangar de Kravica où des centaines d'hommes ont été exécutés. |
La Terre parle Arabe
de Maryse Gargour
[2007, 61 minutes, Grèce / Palestine]
Prix du CMCA & Prix à la diffusion ENTV 2008
A la fin du 19ème siècle, le Sionisme, mouvement politique minoritaire, apparaît sur la scène internationale. Théorisé par ses leaders historiques, il traduit le désir de créer un Etat juif quelque part dans le monde, et surtout en Terre de Palestine. Or, à cette époque et depuis des millénaires, "la terre parle arabe", la Palestine étant habitée par le peuple arabe de Palestine, les Palestiniens. Comment concilier alors pour les leaders sionistes leurs ambitions politiques et la réalité palestinienne de la fin du XIXème ? La solution est prévue bien avant la Déclaration de Balfour de 1917. Les leaders sionistes élaborent des plans, mettent en place, puis organisent le transfert de la population arabe palestinienne hors de sa terre. Tous les moyens seront utilisés, et surtout la force et la brutalité…
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Borderlands
de Sawsan Darwaza [2007, 27 minutes, Danemark / Jordanie]
La question de l'identité au sein d’un processus de changement est le thème central du film. Quand la réalité change, l'artiste contemporain est souvent le premier à enregistrer cette évolution. Souvent, les artistes sentent le changement avant même qu'il se matérialise, et parfois ils sont à l'origine de répercussions directes sur la façon dont se reconstruit la réalité. Le film dépeint le profil d'artistes arabes lors de leur participation à un Festival d'art à Copenhague (Images du Moyen-Orient Festival, août 2006). Les œuvres d'art et l'artiste reflètent le Moyen-Orient contemporain et son rapport avec le reste du monde. Le réalisateur a audacieusement demandé à ces artistes de montrer leur passeport, comme s'ils étaient contraints de le faire dans l'un des aéroports du monde. Le résultat est un film de 27 minutes où les personnes se croisent et croisent la politique et l'art. |
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• Groupe 9
Me 22 octobre de 11 h à 14 h / Me 29 octobre de 15 h à 18 h 30 / Je 6 novembre de 11 h à 14 h |
Nous Etions l'Exodus
de Jean-Michel Vecchiet [2007, 80 minutes, France]
De Baltimore à Hambourg en passant par Marseille, Porto de Venere, Port-de-Bouc, Sète ou Haïfa, l'odyssée de l'Exodus demeure l'épopée la plus spectaculaire de l'immigration clandestine d'après-guerre. Eté 1947, 4500 passagers, survivants de la Shoah, sont parqués pendant plus de trois semaines à bord de trois "bateaux cages" de la marine britannique dans la rade de Port-de-Bouc, dans le sud de la France. Le rôle de la France et des Français dans cette incroyable chaîne de solidarité apparaît aujourd'hui comme le point d'orgue de la naissance d'un Etat juif. Acteurs et témoins racontent pour la première fois, avec émotion, cette grande histoire. 1947, c'est une conscience retrouvée, celle de tous ces peuples qui avaient perdu l'espoir. |
Modou le joueur de hang
de Mino Dutertre [2007, 52 minutes, France]
Dans ce temps où le progrès n’est plus envisagé autrement qu’à travers la vitesse et les technologies de pointe, vient de naître le Hang, un instrument à percussion fabriqué à partir d’un simple morceau de tôle. Modou rêvait que quelqu’un ou quelque chose vienne du ciel. Ce ne fut pas quelqu’un mais un instrument : le Hang. Le Hang et ses sonorités, Modou et sa musique le soufi jazz. Pourtant, il semble qu’un écho se joue d’une frontière à l’autre, au gré du voyage et de son festival de langues. Itinéraire, donc, d’une musique sacrée dans un monde pas si profane qu’il n’en a l’air, entre Bern, Paris et Le Caire. |
Je prends ton mal
d'Antoine Chaudagne [2007, 52 minutes, France]
Trois portraits d'arméniens en 2004. La guerre contre l’Azerbaïdjan, l’ancien pays "frère" du Caucase soviétique, est terminée depuis 10 ans. Les déchirures liées au conflit et à la fermeture des frontières hantent encore aujourd’hui le quotidien des Arméniens. C’est autour des tablées caucasiennes que les langues se délient et que les discours dévoilent toute l’ambiguïté de la "question azérie". On boit, on chante, on danse, on pleure. On évoque les choses à demi-mot, entre musique et vodka. |
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• Groupe 10
Me 22 octobre de 15 h à 18 h 30 / Me 29 octobre de 11 h à 14 / Je 6 novembre de 15 h à 18 h 30 |
Ces filles-là
de Tahani Rached [2006, 68 minutes, Egypte]
Prix spécial du jury 2007
Ces filles-là nous plonge dans l'univers d'adolescentes qui vivent dans les rues du Caire, un univers de violence et d'oppression, mais aussi de liberté. Femmes-enfants, filles-mères, Tata, Mariam, Abir et Dounia vivent nécessairement dans l'instant présent. Leurs journées sont semées de menaces, de disputes, de danses, de rires… et de solidarité. C'est aussi l'histoire de leur rencontre avec Hind, musulmane pratiquante et voilée, habitée par les principes universels du respect de la personne. Ce film nous fait découvrir un monde, invisible aux yeux des indifférents, mais dont l'existence témoigne des ressorts secrets et vitaux d'une société. |
Istimaryya - Controvento tra Napoli e Baghdad
de M. Severgnini [2006, 94 minutes, Italie]
Prix du CMCA 2006
"Istimaryya" est le journal intime d'un jeune syrien, Shadi, qui décide d'entrer en Irak. Un voyage rempli de doutes et de contradictions, fait de rencontres : une jeune enseignante à Shatila, une grand-mère palestinienne, un jeune chômeur, un étudiant ayant été emprisonné en Irak, un instructeur de boxe, un moujahid, un avocat des combattants... et d'histoires le long des rues de Damas à la frontière irakienne. "Istimaryya" nous est raconté par un jeune journaliste radio qui vit et travaille dans la ville de Naples. |
Six Floors to Hell
de Jonathan Ben Effrat [2007, 52 minutes, Israël]
Prix à la diffusion RAI 3 2008
Jalal Hamdan est un des nombreux Palestiniens à s'infiltrer en Israël pour travailler. Avec des centaines d'autres, il passe ses nuits, caché au sixième sous-sol d'un centre commercial inachevé près de Tel Aviv. Le rêve de Jalal est de gagner assez d'argent pour pouvoir épouser sa fiancée. C’est un voyage dans les ténèbres où seul l’optimisme de ce jeune amoureux, éclaire la voie. ‘Six Floors to Hell’ a gagné le prix du meilleur montage au Festival International du Film Docaviv 2008. Le jury a justifié son choix parce que "Ce film met en lumière les coins les plus sombres de l'Israël d’aujourd’hui. Il a réussi à nous ébranler par sa force émotionnelle comme aucun film n'a réussi à le faire." |
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• Groupe 11
Je 23 octobre de 11 h à 14 h / Je 30 octobre de 15 h à 18 h 30 / Ve 7 novembre de 11 h à 14 h |
Jerusalem Is Proud to Present
de Nitzan Gilady [2007, 82 minutes, Israël]
Grand Prix du CMCA 2008
Au cours de l'été 2006, Jérusalem a accueilli, pour la première fois, la "World Pride" qui devait aboutir à une traditionnelle parade gay et lesbienne. Les manifestations prévues ont suscité de nombreux troubles dans cette ville, où chefs religieux juifs, musulmans et chrétiens ont entrepris une lutte sans compromis contre ce qui, "souillait la ville sainte". De l'autre côté, les activistes de l'Open House (LGBT) de Jérusalem et le centre communautaire ont résisté. Fermes devant la violence et le sentiment anti-gay, ils ont dû faire face aux menaces qui pesaient non seulement sur le droit de manifester mais aussi sur leur propre intégrité. |
Oum Kalthoum
de Feriel Ben Mahmoud et Nicolas Daniel [2008, 52 minutes, France]
Astre de l’Orient, Oum Kalthoum a fait vibrer à l’unisson les cœurs de millions d’hommes et de femmes, du Golfe à l’Atlantique et sur les deux rives de la Méditerranée, où elle est unanimement reconnue comme étant La Voix des Arabes. Elle est l’idole emblématique de toute une génération ayant vécu à la grande époque de Nasser, et à ses côtés l’incarnation du rêve de l’Unité Arabe. A travers des images d’archives, des photographies et des témoignages, ce documentaire retrace le parcours ascensionnel d’une femme égyptienne, issue de la paysannerie, dont le destin s’est retrouvé mêlé à celui de tout un peuple et dont la vie s’est écrite au rythme des rendez-vous habituels avec son public. Car le film est aussi une histoire de rencontres, par-delà les frontières, entre des femmes et des hommes qui partagent, sans forcément le savoir, une histoire commune, des habitudes et des sentiments identiques. Grâce aux relais radiophoniques dans les bars et les foyers, la voix d’Oum Kalthoum a ainsi incarné auprès de ses auditeurs et pendant près de quarante ans, le charme et la force d’une certaine identité Arabe. |
Guernica, pintura de guerra
de Santiago Torres [2007, 68 minutes, Espagne]
Il y a 70 ans, les avions allemands bombardaient la ville de Guernica sous les ordres du Général Franco. La ville basque sacrée, fut réduite en cendres. Cette attaque pour le moins brutale, inspira Picasso qui donna naissance au chef d’œuvre “Guernica”. Depuis ce jour, ce tableau est considéré comme un cri universel se révoltant contre la barbarie de la guerre. |
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• Groupe 12
Je 23 octobre de 15 h à 18 h 30 / Je 30 octobre de 11 h à 14 h / Ve 7 novembre de 15 h à 18 h 30 |
Bonne à Vendre
de Dima Al Joundi [2006, 52 minutes, France]
Pour fuir la misère dans leur pays d'origine et aider leur famille à survivre, des femmes sri lankaises partent travailler comme domestiques au Moyen-Orient et plus particulièrement au Liban. Le Liban, un pays de 4 millions d'habitants, compte 800 000 travailleurs immigrés dont 150 000 sri lankais. Trois femmes racontent leur destin et livrent leur profonde intimité. Trois histoires qui s'entrecroisent, marquées par les lettres envoyées au pays, les larmes étouffées au moment du départ, les longues années d'attente et de souffrance... pour un retour incertain. |
Palestine Blues
de Nida Sinnokrot [2006, 73 minutes, Palestine / USA]
Prix du CMCA & Prix à la diffusion ENTV 2007
Que reste-il aux fermiers palestiniens qui, du jour au lendemain se voient expropriés de leurs terres par l'armée israélienne en vue de la construction du mur de sécurité ? Des cris, des larmes, une poignante nostalgie. Comment quitter ces oliviers et ces orangers que l'on a plantés et cultivés ? Comment renoncer à ce qui constituait gagne-pain et raison de vivre ? Caméra au poing ou parfois dissimulée, Nida Sinnokrot témoigne des moments de confusion et de désespoir vécus par un village de fermiers, avec leurs victoires quotidiennes et leurs déchirantes défaites. Né au cours de repérages pour un projet plastique sur te thème de I'eau, Palestine Blues est un film engagé, de confrontation physique, mais aussi une méditation sur ces paysages qui changent dans la violence, et sur la résistance d'hommes et de femmes face à l'adversité. |
L'Orchestra di Piazza Vittorio
de Agostino Ferrente [2006, 90 minutes, Italie]
Prix du CMCA 2007
C’est un "film journal de bord" sur la naissance du désormais célèbre Orchestra di Piazza Vittorio, un groupe né à l’initiative de Mario Tronco, clavier du groupe Avion Travell, et d’Agostino FERRENTE. Ils ont tous deux réuni, dans un quartier de Rome où les Italiens sont une "minorité ethnique", un groupe de musiciens de rue (ou non) venant des quatre coins du monde. Cinq ans de documentation, trente musiciens, quinze nationalités, cinq opérateurs, quatre techniciens, trois ingénieurs du son ; un quartier, un cinéma sauvé, une association culturelle, un chef d’orchestre, et un réalisateur pour un extraordinaire mélange multiethnique d’histoires, d’humanité et de musique, qui aux yeux de la plupart n’est pas simplement le rêve devenu réalité, mais un choix de vie, un boulot, et une famille. |
> Voir le site internet du CMCA : Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle |