Les Rencontres d'Averroès - 15ème édition - Entre Islam et Occident, la Méditerranée?
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Ciné-concert Film « Une chanson dans la tête » Hany Tamba / Concert de Barrio Oriental
• Samedi 25 octobre à 18 h 30 • La Garde • Cinéma Le Rocher

Une soirée ciné-concert
à La Garde
Une chanson dans la tête…© Droits réservés

Une chanson dans la tête…
et la francophilie au coeur

Dans les années 70, pantalons pattes d’eph’ et col de chemise en pelle à tarte, il avait suffit qu’il roucoule « Quand tu t’en vas » pour faire un tube sur lequel tout le monde avait dansé. Il s’appelait alors Bruno Caprice. Trente ans plus tard, on le retrouve bougon, dépressif, un peu déplumé… et réceptionniste dans un modeste hôtel ! La chanson, c’est oublié depuis longtemps. Enfin, presque ! Car voilà qu’un beau matin, Bruno est réveillé par un coup de téléphone en provenance du Liban. Au bout du fil : un homme d’affaires cossu qui l’invite à venir chanterà Beyrouth pour l’anniversaire de sa femme qui, certes, a perdu l’usage de ses jambes pendant la guerre civile, mais qui n’en conserve pas moins un amour de midinette pour « Quand tu t’en vas », la chanson de ses 20 ans. Et notre bonhomme de partirà Beyrouth, sans un filet de voix bien entendu...
Tout au long de ces 15èmes Rencontres d’Averroès, on évoquera beaucoup les oppositions et les tensions entre le monde arabe et l’Occident. S’il n’est pas question de les nier, il serait dommage [et faux] de réduire ce rapport à un affrontement. En Méditerranée, survivant à tous les conflits, il y a aussi un vrai [et parfois touchant] désir de l’Autre. Et c’est ce que nous rappelle ici Hany Tamba, sans avoir l’air d’y toucher.
Né au Liban, installé en France depuis 15 ans, ce réalisateur s’est d’abord fait connaître grâce à ses courts-métrages, notamment Beyrouth après rasage, qui a obtenu le César 2004 dans sa catégorie.
Avec Une chanson dans la tête, il passe pour la première fois au long. « Je voulais parler du Liban, dit-il, évoquer ses épreuves. Mais mon besoin de fantaisie et de tendresse a pris le dessus. Et aussi un penchant assez naturel pour l’absurde. Alors, voilà »... Oui, voilà ce qu’on appelle un joli petit film, qui parle de choses graves sous une légèreté de bon aloi et une nostalgie finement dosée. En regardant la date du tournage - été 2006 - et le contexte libanais d’alors, on comprend qu’il n’a pasété facile et même, à certains moments, dangereux. Mais Hany Tamba a l’élégance de n’en rien laisser voir.

Barrio Oriental© Droits réservés

Barrio Oriental

Animé par les frère et soeur Sylvie et Gil Aniorte-Paz, chanteurs et compositeurs, et Bernard Menu musicien et co-arrangeur, le groupe Barrio Chino sera présent sous le signe d'Averroès à La Garde le 25 octobre après la projection du film d’Hany Tamba Une chanson dans la tête, dans une formule au nom évocateur Barrio Oriental, création originale mélant des chansons de leurs répertoires méditerranéens et du répertoire algérien. Barrio Chino a sillonné depuis 1992 les scènes internationales proposant des collaborations diverses à des artistes rumberos issus de musiques dites « traditionnelles » :à Cuba avec Oba Ilu, en Algérie avec les musiciens de la Radio Algérienne et la chanteuse Mona, en Chine avec le Conservatoire de Shanghaï, en Catalogne avec la famille Peret et le groupe Ai Ai Ai et à Marseille avec le pianiste Maurice El Medioni, le gitan El Tchoune, Didi Fouad, Hassan Boukerou... Ces fusions ont permis la création de nombreux spectacles dont celui des Orientales [hommage au music-hall d'Algérie] avec les chanteuses Saleha Moudjari, Kheidine Meccachiche, Rachid Brahim Djelloul... Ce spectacle a enflammé le coeur du public français, algérien mais aussi londonien et andalou. Ils reforment aujourd'hui un Barrio Oriental qui est composé de chansons originales de leurs créations et de reprises méditerranéennes au parfum des deux rives.
Les musiciens de Barrio Chino ont fondé un collectif Indalo dans lequel ils réalisent leurs projets, créent des musiques de documentaires [13auSud / Prix Procirep] et diffusentà leur façon localement et dans le monde l'image originale d'un savoir faire musical marseillais. Sylvie Paz et Gil Aniorte-Paz développent parallèlement des projets solos. Pour Sylvie Paz : Tiritran, un concertà Londres et une résidence à la Cité de la Musique de Marseille sont d’ores et déjà prévus. Pour Gil Aniorte-Paz : création du cabaret Eldorado qui sera présenté dans une version cordes et fanfares en Espagne en janvier prochain avant d’entamer une tournée dans le sud...

SAMEDI 25 OCTOBRE
LA GARDE, Cinéma Le Rocher
18 H 30 - Soirée ciné-concert
Projection « Une chanson dans la tête» film de Hany Tamba avec Patrick Chesnais, Pierrette Katrib & Gabriel Yammine [Liban/ France, 2008, 1 h 38 / Prix du public, Festival de Bruxelles 2007]
Concert de Barrio Oriental avec Sylvie Paz [chant], Gil Aniorte-Paz [guitare, mandole& chant], Bernard Menu [basse] & Tony Gavila [cajon & congas] Une soirée organisée en partenariat avec le cinéma Le Rocher
[entrée libre]

 

réalisation : Laurence Fillon [espaceculture] / visuel original : Georges René