Rencontres d’Averroès – 16e édition « La Méditerranée, figures du tragique »
Les tables rondes pour penser la Méditerranée des deux rives - 27 & 28 novembre 2009
Sous le signe d’Averroès - 30 octobre au 6 décembre 2009 - Marseille, Aix-en-Provence, Apt, Arles, Carry-le-Rouet, La Ciotat, La Garde, Martigues, Port-de-Bouc, Vitrolles
Averroès junior - novembre 2009 à mars 2010 - Ressourcer les jeunes générations
Les publications des précédentes Rencontres
Les éditions précédentes des Rencontres d’Averroès
Les partenaires & les financeurs
Les informations pratiques & les contacts

De la Mémoire
Nous étions l’exodus - 80’
La terre parle arabe - 61’
L’autre 8 mai 1945 - 53’
The forgotten - 80’
Bucarest, la mémoire perdue - 89’
Armando e la politica - 75’

De la terre et des hommes
Pêcheries marocaines (INA, 1948) - 13’
Les damnés de la mer - 71’
Exclusif :
Reggane point zéro (INA, 1960) - 15’
Gerboise bleue - 90’
L’or bleu - 52’
Espagne, un désert annoncé - 52’

Des générations d’immigrés
Ils sont 3 millions de travailleurs
(INA-1964) - 14’
Les oubliés de Cassis -71’
Je suis dans l’oubli - 60’
D’un mur l’autre - 90’
Fils et filles de… - 52’
Welcome Europa - 91’

Des guerres
Srebenica, plus jamais ça - 85’
Je prends ton mal - 52’
Palestine, histoire d’une terre - 58’
Kalandia, a check point story - 59’
Israël - Palestine, l’emprise des images - 53'
Welcome to Hébron - 55’
Nos lieux interdits - 104’
Au-delà du mur - 57’

Des femmes
Grands-mères de l’Islam (INA-1980) - 36’
Une femme de Damas - 53’
Pickles - 59’
Dialogues in the dark - 65’
Desert brides - 90’
Ces filles-là - 68’

Des cultures
Faces - 75’
Abdelwahab (INA)* - 55’
Les belles de Cadix - 53’
Oum Khalsoum (INA)* - 55’
Jérusalem, au nom du père et du fils - 52’
Farid El Atrache (INA)* - 55’

De la passion du sport
Droit au but ( INA-1991) - 50’
On the edge of passion - 52’
J’en ai vu des étoiles - 75’
Om, à jamais les premiers - 52’

 

Sous le signe d’Averroès /  Marseille, Aix-en-Provence, Apt, Arles, Carry-le-Rouet, La Ciotat, La Garde, Martigues, Port-de-Bouc / 30 octobre au 6 décembre 2009
Sous le signe d’Averroès - 30 octobre au 6 décembre 2009 - Marseille, Aix-en-Provence, Apt, Arles, Carry-le-Rouet, La Ciotat, La Garde, Martigues, Port-de-Bouc, Vitrolles

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Programmation détaillée
Les projections seront présentées en 21 séances de 2 documentaires.

Du 6 au 28 novembre, en partenariat avec le CMCA et l’INA, les Rencontres d’Averroès proposent
un passionnant programme de films à Espaceculture

• De la Mémoire
Séance 1
Vendredi 6 novembre 10 h 30 / Vendredi 13 novembre 16 h 30 / Samedi 21 novembre 12 h 30
Nous étions l’Exodus
de Jean-Michel Vecchiet [2007, 80 minutes, France]
De Baltimore à Hambourg en passant par Marseille, Porto de Venere, Port-de-Bouc, Sète ou Haïfa, l'odyssée de l'Exodus demeure l'épopée la plus spectaculaire de l'immigration clandestine d'après-guerre. Eté 1947, 4500 passagers, survivants de la Shoah, sont parqués pendant plus de trois semaines à bord de trois "bateaux cages" de la marine britannique dans la rade de Port-de-Bouc, dans le sud de la France. Le rôle de la France et des Français dans cette incroyable chaîne de solidarité apparaît aujourd'hui comme le point d'orgue de la naissance d'un Etat juif. Acteurs et témoins racontent pour la première fois, avec émotion, cette grande histoire.

La terre parle arabe
de Maryse Gargour [2007, 61 minutes, Grèce / Palestine] Prix du CMCA 2008
A la fin du XIXe siècle, le Sionisme, mouvement politique minoritaire, apparaît sur la scène internationale. Théorisé par ses leaders historiques, il traduit le désir de créer un Etat juif quelque part dans le monde, et surtout en Terre de Palestine. Or, à cette époque et depuis des millénaires, "la terre parle arabe", la Palestine étant habitée par le peuple arabe de Palestine, les Palestiniens. Comment concilier alors pour les leaders sionistes leurs ambitions politiques et la réalité palestinienne de la fin du XIXe ? La solution est prévue bien avant la Déclaration de Balfour de 1917. Les leaders sionistes élaborent des plans, mettent en place, puis organisent le transfert de la population arabe palestinienne hors de sa terre.
Séance 2
Jeudi 19 novembre 12 h 30 / Mardi 24 novembre 16 h 30
L’autre 8 mai 1945
de Yasmina Adi [2008, 53 minutes, Algérie / France] Prix à la diffusion France 3 méditerranée
Le 8 mai 1945 est une date clé pour l’histoire de France. De l’autre côté de la Méditerranée, en Algérie, ce jour de gloire est un jour de deuil. Dans la liesse de la victoire en 1945, des Algériens ont revendiqué leur volonté d’indépendance. Ils subiront durant plusieurs semaines une violente répression conduite par l’armée française. Elle fera des milliers de victimes. Soixante ans plus tard, la répression du printemps 1945 en Algérie recèle encore de nombreuses zones d’ombres. Yasmina Adi a retrouvé de nombreux documents inédits. Elle donne la parole aux témoins français, algériens, ainsi qu'au premier reporter arrivé sur les lieux. Cette enquête lève le voile sur les mécanismes et les conséquences de cette répression coloniale. Cet autre 8 mai 1945 est aux origines de la guerre d’Algérie.
The forgotten
de Driss Deiback [2006, 80 minutes, Allemagne / Espagne / Maroc]
Le film se penche sur l’histoire de l’Espagne, depuis les événements des années 30, jusqu’à nos jours. Pendant plusieurs siècles en Espagne, différentes cultures se sont croisées, voire affrontées, parfois violemment. Aujourd’hui, l’Espagne constitue la frontière sud-ouest de l’Union Européenne. Séparant l’Europe de l’Afrique, et du monde musulman, elle occupe une place stratégique dans le développement international. On a décrit la Guerre Civile espagnole sous de nombreux angles mais le rôle des soldats musulmans dans ce conflit européen n’avait auparavant jamais fait l’objet d’un film documentaire. 70 ans plus tard, il est grand temps de laisser les survivants - et ils sont peu nombreux - partager leur expérience. Involontairement, ils ont contribué à déterminer le sort de l’Espagne et de l’Europe dans une guerre où, bien que dans le camp des vainqueurs, ils sont sortis perdants, oubliés de tous.
Séance 3
Lundi 9 novembre 12 h 30 / Mardi 17 novembre 10 h 30 / Vendredi 27 novembre 10 h 30
Bucarest, la mémoire perdue
de Albert Solé [2008, 89 minutes, Espagne]
Documentaire qui retrace la recherche personnelle que mène Albert, journaliste né en 1962 en exil, sur ses racines. Son père, l'homme politique Jordi Solé Tura, contraint à quitter l'Espagne dans les années 1960 en raison de son militantisme antifranquiste, connaît un nouvel exil intérieur, et cette fois-ci, sans possibilité de retour… à présent il lutte contre la maladie d'Alzheimer. .
Armando e la politica
de Chiara Malta [2009, 75 minutes, France]
Un beau jour, le citoyen Berlusconi est entré dans les foyers italiens et est parvenu à franchir même les murs les plus impénétrables. Jusqu'alors, Armando, incarnait la fidélité suprême aux valeurs de la social-démocratie. Les voyages à l'Est avec les groupes du syndicat, les congrès du parti, les campagnes électorales, les batailles pour les droits des travailleurs étaient ses raisons de vivre. Quand le citoyen Berlusconi frappe à la porte des Italiens, Armando décide de lui ouvrir, et de changer radicalement son histoire.
De la terre et des hommes
Séance 4
Vendredi 6 novembre 16 h 30 / Samedi 14 novembre 12 h 30 / Lundi 23 novembre 10 h 30
Pêcheries marocaines
“Actualités françaises” INA [1948, 13 minutes, France]
Reportage sur la pêche au Maroc dans lequel la pêche artisanale est comparée à la pêche industrielle.
Les damnés de la mer
de Jawad Rhalid [2008, 71 minutes, Belgique]
Par milliers, les pêcheurs marocains d'Essaouira, de Safi, d'Agadir s'exilent vers le sud à Dakhla dans le Sahara pour tenter une bonne pêche, qui s'avère souvent infernale. En arrière plan, le mouvement incessant de chalutiers étrangers traînant derrière eux la mort de tout un écosystème. En avant plan, la poésie, la truculence et le désespoir de portraits de petits pêcheurs privés de leur seul moyen de subsistance par un vol manifeste. Qui se partage la faute de cette mise à mort annoncée ?
Séance 5
Mardi 10 novembre 10 h 30 / Mardi 17 novembre 16 h 30 / Mercredi 25 novembre 12 h 30
Exclusif : Reggane point zéro
“Cinq Colonnes à la Une” INA [1960, 15 minutes, France]
Reportage consacré au premier essai atomique français réalisé à Reggane en Algérie, le 13 février 1960 à 07h04. Présentation de Reggane, "ville" interdite créée pour la circonstance.
Gerboise bleue
de Djamel Ouhab [2008, 90 minutes, France]
C’est l'histoire des vétérans français et des Touaregs algériens, victimes des premiers essais atomiques français dans le Sahara de 1960 à 1966. Pour la première fois, les derniers survivants témoignent de leurs combats pour la reconnaissance de leurs maladies, et révèlent dans quelles conditions les tirs se sont véritablement déroulés.
Séance 6
Jeudi 12 novembre 12 h 30 / Vendredi 20 novembre 10 h 30 / Vendredi 27 novembre 16 h 30
L’or bleu
de Damien de Pierpont [2007, 52 minutes, Belgique]
A Marrakech, l’eau est au cœur de la problématique du développement économique du Maroc. Sécheresse, tourisme de masse, mondialisation contraignent la ville à privatiser la gestion de son eau alors que la France, précurseur en ce domaine, retourne progressivement vers la publicisation. 'L'Or Bleu' enquête sur un nouvel Empire, celui de l'eau.
Espagne, un désert annoncé
de Gilles Capelle [2009, 52 minutes, France]
Au cœur de la huerta d'Alicante, Antonio Niguez regarde avec inquiétude ses citronniers se dessécher sur pied. Cette région semi-aride, véritable jardin du Sud-Est de l'Espagne, souffre d'un manque d'eau chronique, accentué par le phénomène du réchauffement climatique. En dépit d'un système d'irrigation réglementé depuis des siècles par le "Tribunal de l'Eau" de Valencia, la désertification menace.
Des générations d’immigrés
Séance 7
Samedi 7 novembre 10 h 30 / Samedi 14 novembre 16 h 30 / Lundi 23 novembre 12 h 30
Ils sont 3 millions de travailleurs
“Sept jours du monde” INA [1964, 15 minutes, France]
Ils sont trois millions d'étrangers, parmi eux, il y a ceux qui sont recrutés à l'étranger et ceux qui franchissent clandestinement nos frontières. Après avoir détaillé l'ensemble des bienfaits accordés aux travailleurs européens réguliers les auteurs se lancent dans la présentation de cette catégorie de main-œuvre étrangère. C'est sans aucune transition que l'on passe soudainement du décor d'une chambre confortable et ordonnée à celui crasseux et anarchique d'un bidonville.
Les oubliés de Cassis
de Sonia Kichah [2008, 71 minutes, France]
La carrière Fontblanche, l'un des derniers bidonvilles de France en bordure de Cassis. Une sorte de village sans nom, sans enfant, sans femme. Un village comme un faubourg honteux, une petite banlieue d'une petite ville trop riche et trop précieuse pour en faire un étalage. Le documentaire raconte la vie de ces hommes, tous d'origine tunisienne et de ce bidonville vieux de trente ans, fait de planches, de bâches et de débris, que l'on va détruire, poussant ainsi ses habitants maintenant trop vieux vers un relogement, vers un deuxième déracinement.
Séance 8
Mardi 10 novembre 12 h 30 / Mercredi 18 novembre 10 h 30 / Mercredi 25 novembre 16 h 30
Je suis dans l’oubli
de Agnès Poirier [2008, 60 minutes, France]
Des hommes originaires du Maghreb doivent quitter l’hôtel meublé délabré de Belleville où ils vivent depuis 40 ans le temps de la réhabilitation de l’immeuble. Le film juxtapose leurs vies doubles, prises dans un aller-retour incessant entre la France où ils travaillent et l’Algérie où vivent leurs familles.
D’un mur l’autre
de Patrick Jean [2008, 90 minutes, Belgique]
Prix spécial du jury 2008 CMCA
De l'ancien mur de Berlin à la nouvelle clôture de Ceuta en terre africaine, ce road-movie nous fait traverser l'Europe. Quatre frontières au moins mais un seul axe : une société métissée, multiculturelle, riche de ses diversités en dépit de ses traditions de rejet. Du nord au sud, Patric Jean part avec humour et tendresse à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont migré des quatre coins du monde et qui composent cette nouvelle société, y participant avec énergie et générosité.
Séance 9
Jeudi 12 novembre 16 h 30 / Vendredi 20 novembre 12 h 30 / Samedi 28 novembre 10 h 30
Fils et filles de…
de Jean-Thomas Ceccaldi [2007, 52 minutes, France]
Ils sont fils et filles de travailleurs immigrés. Ils sont cadres, ingénieurs, médecins, chefs d'entreprises… Ils ont accédé à un niveau de vie et à un statut social bien éloigné de celui de leurs parents, bien éloigné de celui dans lequel ils ont grandi. Comment vivent-ils ce changement de classe sociale, ce grand écart entre passé et présent ?
Welcome Europa
de Bruno Ulmer [2006, 91 minutes, France]
Grand Prix du CMCA 2007
De jeunes clandestins qui cherchent refuge et travail en Europe sont acculés à l'errance, au vol et à la prostitution. Ils sont roumains, kurdes ou marocains et errent dans une Europe qui n'a rien du paradis dont ils ont rêvé. Ce sont de jeunes hommes sans papiers ni travail, dont l'existence tient chaque jour un peu plus de la survie à Berlin, Marseille, Paris, Amsterdam, Turin et Calais.
Des guerres
Séance 10
Lundi 9 novembre 10 h 30 / Samedi 21 novembre 10 h 30
Srebenica, plus jamais ça !
de Morad Ait-Habbouche et Hervé Corbière [2006, 85 minutes, France]
11 juillet 2006, date anniversaire du massacre de Srebrenica. Des femmes pleurent ; devant elles, défilent les cercueils de leurs maris, leurs fils ou leurs pères. Onze ans après, elles peuvent enfin les enterrer. Dignement. Hakija Husseinovic n'assiste pas à cette cérémonie. Il veut oublier. Il est l'un des douze survivants de la tuerie du hangar de Kravica où des centaines d'hommes ont été exécutés.
Je prends ton mal
d'Antoine Chaudagne [2007, 52 minutes, France]
Trois portraits d'arméniens en 2004. La guerre contre l’Azerbaïdjan, l’ancien pays "frère" du Caucase soviétique, est terminée depuis 10 ans. Les déchirures liées au conflit et à la fermeture des frontières hantent encore aujourd’hui le quotidien des Arméniens. C’est autour des tablées caucasiennes que les langues se délient et que les discours dévoilent toute l’ambiguïté de la "question azérie". On boit, on chante, on danse, on pleure. On évoque les choses à demi-mot, entre musique et vodka.
Séance 11
Samedi 14 novembre 10 h 30 / Jeudi 19 novembre 10 h 30
Palestine, histoire d’une terre
[1e partie] de Simone Bitton INA [1992, 58 minutes, France]
De la fin du XIXe siecle jusqu'à nos jours, l'histoire d'une terre, la Palestine, une terre ou s'est etable, en 1948, l'Etat d'Israel, une terre revendiquee par Israeliens et Palestiniens, une terre devenue un enjeu pour la paix du monde.
Kalandia, a check point story
de Neta Efrony [2009, 59 minutes, Israël]
Sur une période de six ans, Neta Efrony, membre du Checkpoint Watch, a documenté un checkpoint israélien, sur la route entre Ramallah et Jérusalem-Est, qui a grandi et s'est étendu jusqu'à devenir un terminal. Le checkpoint de Kalandia ne sépare pas les Arabes des Juifs mais il sépare les Palestiniens des Palestiniens.
Séance 12
Lundi 16 novembre 16 h 30 / Mardi 24 novembre 12 h 30 / Samedi 28 novembre 16 h 30
Israël - Palestine, l’emprise des images
[1e partie] de Jérôme Bourdion et Antonio Wagner INA [2008, 53 minutes, France]
Naissance de l'Etat d'Israël, Yasser Arafat, paix avec l'Egypte, guerre du pétrole, guerre du Liban... autant de faits historiques qui ont fait de Jérusalem le fief des correspondants internationaux depuis plus d'un demi-siècle. Ce document retrace l'histoire du regard médiatique porté par la télévision sur le conflit israélo-palestinien depuis 1948.
Welcome to Hébron
de Terje Carlsson [2007, 55 minutes, Suède]
Leila étudie à l'école Al-Qurtuba, une école de filles palestinienne, entourée par des installations militaires israéliennes et par les colonies. Leila et ses camarades sont régulièrement attaqués et harcelés par des soldats israéliens et des colons.
Séance 13
Vendredi 13 novembre 12 h 30 / Jeudi 26 novembre 16 h 30
Nos lieux interdits
de Leïla Kilani [2008, 104 minutes, Marco - France]
En 2004, le Roi du Maroc met en place la Commission pour l'Equité et la Réconciliation afin d’enquêter sur la violence d'Etat durant les années de plomb. Le film accompagne durant trois ans, quatre familles en quête de vérité : militant, jeune militaire rebelle ou simple citoyenne, eux-mêmes ou les membres de leur famille ont été emprisonnés dans différents lieux disséminés sur l'ensemble du territoire marocain. Chaque personnage tente de "savoir", de donner du "sens", de faire le deuil. Mais quarante ans plus tard, le secret d'Etat finit par dévoiler l'existence d'un autre secret, plus intime, le secret de famille.
Au-delà du mur
de Marie-France Barrier [2007, 57 minutes, France]
Alors que le destin les destinait à être des ennemis, ils ont choisi de vivre en bonne entente. Bassam, Sharon, Aziz et Zohar, sont nés israéliens et palestiniens et vivent en portant les double stigmates de "victimes" et "d'agresseurs". "Au-delà du mur" est l'histoire d'une épreuve universelle, celle du pardon. Le décor est planté au cœur du conflit israélo-palestinien. Conflit qui évoque, plus que tout autre, un subtil jeu de miroir brisé, où la victime de l'un est en réalité l'oppresseur de l'autre. Le film repose sur les destins croisés de 4 personnages qui ont directement souffert du conflit.
Des femmes
Séance 14
Vendredi 6 novembre 12 h 30 / Samedi 21 novembre 16 h 30
Grands-mères de l’Islam
de Coline Serreau INA [1980, 36 minutes, France]
Enquêtes dans deux foyers musulmans immigrés d'origine algérienne, centrés sur le personnage des deux grand-mères, qui en constituent véritablement l' "âme" par leur valeur humaine, leur puissance de domination symbolique et leur richesse affective.
Une femme de Damas
de Diana El-Jeiroudi [2008, 53minutes, Syrie]
Dans un milieu traditionnel à Damas, Manal doit prouver au quotidien ses capacités à être une excellente femme au foyer. Mais elle tient à son rêve secret : reprendre le travail. Tandis qu'elle essaie frénétiquement de tout faire dans la maison, ses deux filles sont hypnotisées par le visage souriant qu'elles voient tous les jours à la télévision : Fulla, la célèbre poupée arabe. Derrière le sourire de Fulla, se trouve un directeur marketing qui sait bien que les traditions sociales de Damas sont des produits qui se vendent très bien.
Séance 15
Lundi 15 novembre 16 h 30 / Mardi 17 novembre 12 h 30 / Mercredi 25 novembre à 10 h 30
Pickles
de Dalit Kimor [2006, 59 minutes, Israël]
Huit veuves arabes ont ouvert une usine consacrée à la production de condiments de grande qualité, marinés dans le vinaigre, les "pickles". Ces femmes musulmanes de Tamra, village arabe du nord de l'Israël, âgées de 35 à 50 ans, n'ont jamais travaillé de leur vie. En tant que veuves, elles sont condamnées à vivre seules, à rester chez elles et à élever leurs enfants, avec pour seul revenu, une maigre pension du gouvernement. Si elles choisissent de se remarier, elles doivent abandonner leurs enfants. Pour se sortir de cette situation tragique, elles décident d'unir leurs forces et de créer une petite usine.
Dialogues in the dark
de Melek Ulagay Taylan [2006, 65 minutes, Turquie]
Deux femmes, Ulla, cadreur, et Melek, productrice et réalisatrice, voyagent à travers le sud-est de la Turquie. Elles nous emmènent à la rencontre de femmes menacées de mort par les hommes de leur famille, pour avoir eu une relation "intime" avec un homme. Les histoires qu'elles entendent de la bouche de ces femmes persécutées, les poussent à une réflexion sur l'honneur et la honte, la victime et le bourreau. Une découverte des coutumes d'une société à la fois tribale et patriarcale, qui rend victime à la fois les hommes et les femmes.
Séance 16
Jeudi 12 novembre 10 h 30 / Jeudi 19 novembre 16 h 30 / Vendredi 27 novembre à 12 h 30
Desert brides
de Ada Ushpiz [2008, 90 minutes, Israël]
C'est l'histoire de trois femmes éduquées et indépendantes qui, à leur manière, essayent de supporter la polygamie. Les tragédies familiales présentées dans le film mettent en évidence la force et la survie de certaines structures sociales et de leurs injustices.
Ces filles-là
de Tahani Rached [2006, 68 minutes, Egypte] Prix spécial du jury 2007
Ces filles-là nous plonge dans l'univers d'adolescentes qui vivent dans les rues du Caire, un univers de violence et d'oppression, mais aussi de liberté. Femmes-enfants, filles-mères, Tata, Mariam, Abir et Dounia vivent nécessairement dans l'instant présent. Leurs journées sont semées de menaces, de disputes, de danses, de rires… et de solidarité. C'est aussi l'histoire de leur rencontre avec Hind, musulmane pratiquante et voilée, habitée par les principes universels du respect de la personne.
Des cultures
Séance 17
Mercredi 18 novembre 16 h 30 / Jeudi 26 novembre à 12 h 30
Faces
de Gérard Maximin INA [2008, 75 minutes, Suisse]
Des visages souriants ou grimaçants ont couvert les murs israéliens et palestiniens et on a l'impression pour un instant, trop court, que cette terre meurtrie s'est mise à rire. C'est pour montrer qu'au-delà de ce qui les sépare, Palestiniens et Israéliens se ressemblent suffisamment pour pouvoir se comprendre que JR et Marco ont entrepris de réaliser, sans autorisation, la plus grande exposition d'art urbain au monde.
Abdelwahab
de Simone Bitton “Les Grandes Voix de la Chanson Arabe” INA [1994, 55 minutes, France]
Né au Caire en 1907, Abdelwahab, premier chanteur de charme égyptien, est le premier musicien à avoir introduit des instruments non traditionnels dans la musique arabe et des rythmes occidentaux à la mode comme le tango, la rumba ou la valse. Il emprunte certaines phrases musicales à des auteurs classiques occidentaux, Beethoven ou Bizet notamment, et limite la part de l'improvisation. Il développe ainsi au tournant des années 1930, un style propre, qui rénove la musique arabe. Sa coopération avec Oum Kalsoum débute en 1964. Il lui écrit, jusqu'en 1972, huit chansons considérées comme des œuvres majeures de la musique arabe contemporaine. Mohamed Abdelwahab décède le 3 mai 1991 au Caire.
Séance 18
Samedi 7 novembre 16 h 30 / Lundi 16 novembre à 12 h 30 / Mardi 24 novembre 10 h 30
Les belles de Cadix
de Sarah Benillouche [2007, 53 minutes, France]
A Cadix, une ville en proie au chômage et à la spéculation, quatre actrices et leurs amis se présentent au casting d'un film sur le Carnaval : une comédie documentaire politiquement incorrecte où les couplets satiriques composés sur l'actualité révèlent tout un art de vivre en chantant et de résister en riant.
Oum Khalsoum
de Simone Bitton “Les Grandes Voix de la Chanson Arabe” INA [1994, 55 minutes, France]
Dans le petit village qui l'a vue naître, rien n'a changé, ou presque. A l'exception de la mosquée édifiée grâce à un don de la fille du pays. Le maire du village, à qui on demande s'il écoute encore Oum Kalthoum, répond étonné: "Je me demande qui dans le monde n'écoute pas Oum Kalthoum."
Cinquante-cinq minutes pour revenir sur la diva du monde arabe, celle que les Egyptiens avaient baptisée la Quatrième Pyramide.
Séance 19
Vendredi 13 novembre 10 h 30 / Vendredi 20 novembre à 16 h 30 / Samedi 28 novembre 12 h 30
Jérusalem, au nom du père et du fils
de Marc Irondelle et Marc Toulin [2007, 52 minutes, France]
L'extraordinaire travail d'une famille de photographes arméniens qui, en trois générations, ont enregistré des milliers d'images de la vie quotidienne des habitants de Jérusalem depuis les années vingt. Le film raconte l'histoire de cette famille, du grand-père au petit fils qui a hérité du patrimoine et de la passion de photographier. En arrière plan apparaît en permanence la Jérusalem immortelle, terre de conflits.
Farid El Atrache
de Simone Bitton “Les Grandes Voix de la Chanson Arabe” INA [1994, 55 minutes, France]
Farid El Atrache (né le 19 octobre 1915, Jebel Ed-Druz, Syrie mort le 26 décembre 1974, Beyrouth, Liban) est un auteur, compositeur, interprète, virtuose du oud et acteur syrien naturalisé égyptien. Avec Oum Kalthoum, Fayrouz, Mohammed Abdel Wahab et Abdel Halim Hafez, il est le plus important nom de la musique arabe du XXe siècle. Il joue dans 31 films et enregistre environ 350 chansons. Il compose aussi des chansons pour des chanteurs célèbres tels que Wadih El-Safi, Warda et Sabah. Sa voie grave et son style "triste" meneront plusieurs chanteurs sur ses pas. Ses chansons restent très appréciées aujourd'hui.
De la passion du sport
Séance 20
Mardi 10 novembre 16 h 30 / Mercredi 18 novembre à 12 h 30 / Lundi 23 novembre 16 h 30
Droit au but
de Philippe Constantini INA [1990, 50 minutes, France]
Marseille... Nulle ville où le football suscite autant d'engouement et de ferveur. À l'occasion du championnat de France 1989-90, le film montre des supporters de l'OM issus de différents milieux sociaux dans le feu de leur passion avant et pendant le match. Le jour du match, la caméra tourne le dos à la pelouse, découvrant l'envers du décor.
On the edge of passion
de Thierry Aguila [2008, 52 minutes, France]
Trois cités issues du réseau " Cities on the Edge ", Liverpool, Marseille et Istanbul constituent le fil conducteur de ce film documentaire. Trois cités à l'image sulfureuse mais aussi trois cités, et ce n'est qu'un de leurs points communs, entièrement dédiées à la passion du football. Ces trois villes sont ainsi célèbres au-delà de leurs frontières pour leurs bouillants supporters et pour l'amour immodéré qu'ils vouent à leur ville et à leur équipe. Il s'agit là de bien plus que de points communs, une sorte d'identité commune qui transcende la langue ou la géographie.
Séance 21
Samedi 7 novembre 12 h 30 / Lundi 16 novembre à 10 h 30 / Jeudi 26 novembre 10 h 30
J’en ai vu des étoiles
de Hichem Ben Ammar [2007, 75 minutes, Tunisie]
Feuilletant les pages jaunies d'un prestigieux album, “J’en ai vu des étoiles” retrace de manière chronologique, l'épopée de la boxe en Tunisie du début du siècle dernier à nos jours.
OM, à jamais les premiers
de Gilles Perez et Gilles Rof [2008, 90 minutes, France]
film hommage à une ville, Marseille, à son peuple et à son identité particulière construite autour de son club devenu légendaire au soir du 26 mai 1996, quand l'OM a remporté la Coupe d'Europe des clubs champions contre le grand Milan AC.
production & organisation : Espaceculture / réalisation : Novasud / visuel original : Georges René