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Apt
Nouvelle escale au Festival des cinémas d’Afrique
Le IXe Festival des cinémas d’Afrique d’Apt se déroulera du 3 au 9 novembre, et comme le veut un partenariat qui a maintenant quatre ans d’âge, les Rencontres d’Averroès y feront, le 4 au soir et le 9 dans la journée, une double escapade la seconde étant réservée aux juniors.
Actualité oblige, la manifestation fera la part belle aux révolutions arabes, ou plutôt à leur traduction cinématographique !
Mais, dans la mesure où les Rencontres évoqueront elles-mêmes ce mouvement à plusieurs reprises, le partenariat
des deux structures s’est concrétisé autour d’un autre événement : la présence à Apt d’Ismaël Ferroukhi, dont le dernier film,
Les Hommes libres, entre parfaitement en résonance avec la thématique Averroès 2011.
Ismaël Ferroukhi est fils d’immigrés marocains.
Il s’est d’abord signalé par ses talents de scénariste dans les films de Cédric Kahn [Trop de bonheur, L’Avion] avant de se tourner vers la réalisation.
En 2004, son premier et superbe long-métrage, Le Grand Voyage, l’a imposé d’emblée parmi les cinéastes les plus prometteurs de sa génération.
Ce qu’est venue confirmer, il y a quelques semaines à peine, la sortie des Hommes libres.
Récit initiatique situé dans le Paris occupé de 1942, le film a pour personnage central un jeune « indigène » du nom de Younès. Pris par les flics en flagrant délit de marché noir, celui-ci accepte d’être leur indic à la Grande Mosquée dont le Recteur est soupçonné de délivrer de faux papiers aux résistants et aux Juifs. Mais ce que Younès va finalement découvrir, c’est le combat pour la liberté et le sens de l’engagement.
À l’instar d’Indigènes, qui avait révélé au plus grand nombre la part essentielle prise par les troupes coloniales dans la libération de la France, Les Hommes libres s’inspire de faits réels mais largement ignorés : l’opposition des immigrés algériens à la collaboration, voire leur participation à la Résistance, encouragées par l’exemple de Messali Hadj, ou encore la courageuse attitude du Recteur de la Grande Mosquée face à la déportation des Juifs [il a délivré de fausses attestations de musulman à des sépharades, parmi lesquels le célèbre chanteur Salim Hallili, leur permettant ainsi de passer entre les mailles du filet].
Cet homme dont l’histoire n’a guère retenu le nom, Si Kaddour Benghabrit, est dans le film superbement interprété par Michael Lonsdale qui, après avoir été moine trappiste dans Des hommes et des dieux, se retrouve ainsi imam !
(légende photo : Ismaël Ferroukhi - « Les Hommes libres » - © DR)

Nouvelle escale au Festival des cinémas d’Afrique
Le IXe Festival des cinémas d’Afrique d’Apt se déroulera du 3 au 9 novembre, et comme le veut un partenariat qui a maintenant quatre ans d’âge, les Rencontres d’Averroès y feront, le 4 au soir et le 9 dans la journée, une double escapade la seconde étant réservée aux juniors.
Actualité oblige, la manifestation fera la part belle aux révolutions arabes, ou plutôt à leur traduction cinématographique !
Mais, dans la mesure où les Rencontres évoqueront elles-mêmes ce mouvement à plusieurs reprises, le partenariat
des deux structures s’est concrétisé autour d’un autre événement : la présence à Apt d’Ismaël Ferroukhi, dont le dernier film,
Les Hommes libres, entre parfaitement en résonance avec la thématique Averroès 2011.
Ismaël Ferroukhi est fils d’immigrés marocains.
Il s’est d’abord signalé par ses talents de scénariste dans les films de Cédric Kahn [Trop de bonheur, L’Avion] avant de se tourner vers la réalisation.
En 2004, son premier et superbe long-métrage, Le Grand Voyage, l’a imposé d’emblée parmi les cinéastes les plus prometteurs de sa génération.
Ce qu’est venue confirmer, il y a quelques semaines à peine, la sortie des Hommes libres.
Récit initiatique situé dans le Paris occupé de 1942, le film a pour personnage central un jeune « indigène » du nom de Younès. Pris par les flics en flagrant délit de marché noir, celui-ci accepte d’être leur indic à la Grande Mosquée dont le Recteur est soupçonné de délivrer de faux papiers aux résistants et aux Juifs. Mais ce que Younès va finalement découvrir, c’est le combat pour la liberté et le sens de l’engagement.
À l’instar d’Indigènes, qui avait révélé au plus grand nombre la part essentielle prise par les troupes coloniales dans la libération de la France, Les Hommes libres s’inspire de faits réels mais largement ignorés : l’opposition des immigrés algériens à la collaboration, voire leur participation à la Résistance, encouragées par l’exemple de Messali Hadj, ou encore la courageuse attitude du Recteur de la Grande Mosquée face à la déportation des Juifs [il a délivré de fausses attestations de musulman à des sépharades, parmi lesquels le célèbre chanteur Salim Hallili, leur permettant ainsi de passer entre les mailles du filet].
Cet homme dont l’histoire n’a guère retenu le nom, Si Kaddour Benghabrit, est dans le film superbement interprété par Michael Lonsdale qui, après avoir été moine trappiste dans Des hommes et des dieux, se retrouve ainsi imam !
(légende photo : Ismaël Ferroukhi - « Les Hommes libres » - © DR)

VENDREDI 4 NOVEMBRE
APT
CINÉMOVIDA À 18 H
Projection du film « Les Hommes libres » d’Ismaël Ferroukhi [France, 2010, 1 h 39] en présence du réalisateur.
Une soirée proposée par le Festival des cinémas d’Afrique d’Apt, 9e édition.
www.africapt-festival.fr