
International > Montréal
Agora d’Averroès
Montréal,
30 & 31 octobre, 1er novembre 2011
Ire édition
Dans le cadre du Festival du Monde Arabe
On a dit culture, qui a dit religion ? La diversité au Québec et les enjeux de la laïcité.
À l'aune de la mondialisation, alors que les sociétés modernes deviennent une mosaïque de cultures, d'ethnies, de religions et de langues, certaines valeurs universelles, comme le respect de la différence et la reconnaissance des spécificités, se transforment en objets de revendication ou d’angoisse, attestant du refus de se dissoudre
dans l'uniformité et de la peur de perdre ses propres repères culturels.
Cette situation nous met face au défi de cerner les frontières de plus en plus perméables entre le culturel, au sens large du terme, et le religieux qui représente,
pour beaucoup, un marqueur identitaire et une partie intime de la culture.
Une telle imbrication des lieux d’identification peut être source de tensions, surtout dans une époque où l’on évoque souvent le « retour du religieux »,
aussi bien dans ses nouvelles manifestations spirituelles que dans ses expressions traditionnelles, comme une réponse au cynisme ambiant.
Ainsi, pour les sociétés démocratiques, il est légitime de se demander comment composer avec toutes les différences qui les caractérisent, comment respecter la diversité
et leur permettre de s’épanouir sans provoquer l’éclatement de la société en une multitude de sous-groupes ou de communautés particulières, comment reconnaître
la différence sans renoncer à un projet commun, unificateur.
La cohabitation d’individus ou de groupes de religions différentes peut engendrer les conflits et la concurrence, mais ne peut-elle pas aussi appeler à la réflexion, à l’examen et à la validation de nos valeurs modernes de pluralisme et de laïcité ?
À l’instar de nombreuses sociétés, le Québec est aujourd’hui confronté au fait du pluralisme culturel et de la diversité religieuse.
Cette réalité, sans être nouvelle, est devenue au cours des ans plus complexe et elle pose de nouveaux défis quant à la définition des rapports entre l’État et les religions, quant à la place de la religion dans l’espace public ainsi qu’au rapport individuel et collectif au religieux.
En 2007, le débat sur les accommodements raisonnables a permis d’insister sur le principe de l'égalité entre les membres de la société québécoise issus de cultures,
de religions et d'horizons différents et de valoriser un dialogue constructif. Mais la question de la laïcité n’a pas été réglée pour autant, comme en témoignent les nombreuses tensions qui persistent notamment pour motif religieux.
Dans une première édition en Amérique du Nord dans le cadre du Festival du Monde Arabe, les Rencontres d’Averroès de Montréal tenteront de réfléchir sur la question
de la diversité à travers l’exemple québécois et ses trois pôles d’attraction : le multiculturalisme canadien, l’assimilation républicaine française et un certain
« interculturalisme » qui se veut proprement québécois, mais qui reste cependant à baliser, sinon à définir.
LES DÉBATS
1 - De quelle diversité parle-t-on au Québec ?
2 - Diversité et discrimination : retour sur dix ans de polémique
3 - Entre laïcité et souveraineté : l'adéquation recherchée
LE COMITÉ DE PILOTAGE
Georges Leroux : professeur de philosophie à l'UQAM
Michel Venne : directeur de l'Institut du Nouveau Monde
Valérie Amiraux : professeur à l'Université de Montréal
Rachad Anonius : professeur à l'UQAM
Agora d’Averroès
Montréal,
30 & 31 octobre, 1er novembre 2011
Ire édition
Dans le cadre du Festival du Monde Arabe
On a dit culture, qui a dit religion ? La diversité au Québec et les enjeux de la laïcité.
À l'aune de la mondialisation, alors que les sociétés modernes deviennent une mosaïque de cultures, d'ethnies, de religions et de langues, certaines valeurs universelles, comme le respect de la différence et la reconnaissance des spécificités, se transforment en objets de revendication ou d’angoisse, attestant du refus de se dissoudre
dans l'uniformité et de la peur de perdre ses propres repères culturels.
Cette situation nous met face au défi de cerner les frontières de plus en plus perméables entre le culturel, au sens large du terme, et le religieux qui représente,
pour beaucoup, un marqueur identitaire et une partie intime de la culture.
Une telle imbrication des lieux d’identification peut être source de tensions, surtout dans une époque où l’on évoque souvent le « retour du religieux »,
aussi bien dans ses nouvelles manifestations spirituelles que dans ses expressions traditionnelles, comme une réponse au cynisme ambiant.
Ainsi, pour les sociétés démocratiques, il est légitime de se demander comment composer avec toutes les différences qui les caractérisent, comment respecter la diversité
et leur permettre de s’épanouir sans provoquer l’éclatement de la société en une multitude de sous-groupes ou de communautés particulières, comment reconnaître
la différence sans renoncer à un projet commun, unificateur.
La cohabitation d’individus ou de groupes de religions différentes peut engendrer les conflits et la concurrence, mais ne peut-elle pas aussi appeler à la réflexion, à l’examen et à la validation de nos valeurs modernes de pluralisme et de laïcité ?
À l’instar de nombreuses sociétés, le Québec est aujourd’hui confronté au fait du pluralisme culturel et de la diversité religieuse.
Cette réalité, sans être nouvelle, est devenue au cours des ans plus complexe et elle pose de nouveaux défis quant à la définition des rapports entre l’État et les religions, quant à la place de la religion dans l’espace public ainsi qu’au rapport individuel et collectif au religieux.
En 2007, le débat sur les accommodements raisonnables a permis d’insister sur le principe de l'égalité entre les membres de la société québécoise issus de cultures,
de religions et d'horizons différents et de valoriser un dialogue constructif. Mais la question de la laïcité n’a pas été réglée pour autant, comme en témoignent les nombreuses tensions qui persistent notamment pour motif religieux.
Dans une première édition en Amérique du Nord dans le cadre du Festival du Monde Arabe, les Rencontres d’Averroès de Montréal tenteront de réfléchir sur la question
de la diversité à travers l’exemple québécois et ses trois pôles d’attraction : le multiculturalisme canadien, l’assimilation républicaine française et un certain
« interculturalisme » qui se veut proprement québécois, mais qui reste cependant à baliser, sinon à définir.
LES DÉBATS
1 - De quelle diversité parle-t-on au Québec ?
2 - Diversité et discrimination : retour sur dix ans de polémique
3 - Entre laïcité et souveraineté : l'adéquation recherchée
LE COMITÉ DE PILOTAGE
Georges Leroux : professeur de philosophie à l'UQAM
Michel Venne : directeur de l'Institut du Nouveau Monde
Valérie Amiraux : professeur à l'Université de Montréal
Rachad Anonius : professeur à l'UQAM