Rencontres d’Averroès – 16e édition
« La Méditerranée, figures du tragique »
Les Rencontres d’Averroès ont à présent quatre points d’ancrage et une ambition
internationale.
• Les tables rondes qui constituent le coeur de la manifestation.
• Le programme culturel « Sous le signe d’Averroès » qui propose une
approche artistique et sensible, souvent plus accessible, de la problématique
qui sera débattue lors des tables rondes et qui se déploie dans toute la région
[Aix, Apt, Arles, Carry-le-Rouet, La Ciotat, La Garde, Martigues, Port-de-
Bouc, Vitrolles, Marseille]
• Le dispositif Averroès Junior dont l’objectif est de sensibiliser les jeunes
générations à la complexité du monde méditerranéen qui les entoure.
• La diffusion des débats : Internet, radio et édition papier.
• Les Rencontres Sous le signe d’Ibn Rochd à Rabat.
Créées en 1994 par Thierry Fabre avec Edgard Pisani à l’Institut du
Monde Arabe et Jean-Marie Borzeix à France Culture, organisées par
Espaceculture_Marseille, les Rencontres d’Averroès se proposent de penser
la Méditerranée des deux rives et d’organiser la controverse autour de trois
tables rondes.
Pour suivre en direct et en ligne les tables rondes des Rencontres d’Averroès
cliquez ici (www.mativi-marseille.fr)

Lieu ouvert au grand public, les Rencontres sont conçues comme un moment
de partage de la connaissance entre des spécialistes et ceux qui ne le sont pas.
Dans un contexte international particulièrement tendu, singulièrement dans
le monde méditerranéen, les Rencontres créent un moment où il est possible
de se parler, de rechercher les termes de la concorde là où règne la discorde.
Par delà la violence, la haine, le face à face, il s’agit grâce aux Rencontres
d’Averroès de se donner les moyens de penser le côte à côte, les interactions
entre cultures qui font le monde méditerranéen. Loin des fractures consenties
et des guerres entre les cultures et les civilisations, supposées inexpiables,
les Rencontres favorisent l’expression d’une pensée ouverte et critique sur la
Méditerranée du XXIe siècle.
C’est dans ce but que chaque année les Rencontres d’Averroès invitent des
personnalités à débattre à Marseille. Chercheurs, écrivains, philosophes ou
artistes sont conviés pour transmettre leur savoir à un large public et pour
échanger dans une série de débats souvent très animés. Plus de 1000 personnes
participent ainsi à chacune des tables rondes, sans compter les auditeurs de
France Culture, au moment de la diffusion radio des Rencontres d’Averroès
et de l’écoute désormais possible sur Internet. Cette grande audience fait des
rencontres d’Averroès un des lieux les plus importants de la réflexion et du
débat sur la Méditerranée.
Leur titre rend hommage à Averroès, juriste et philosophe arabo-andalou, né
à Cordoue et mort à Marrakech en 1198. Averroès est la figure qui symbolise
la pensée rationnelle dans l’islam médiéval. Il fut notamment un des grands
introducteurs de la philosophie d’Aristote dans la pensée européenne et un
passeur magistral entre les cultures du monde méditerranéen.
Articulées le plus souvent autour des trois temps chers à Fernand Braudel, le
temps long, le temps intermédiaire et le temps de l’événement, les tables
rondes permettent d’explorer des thématiques variées en prenant le temps de
l’échange et de la compréhension.
Ainsi depuis 1994, les Rencontres ont abordé les thèmes de l’identité, de la
ville, des femmes dans la Cité, du colonialisme, des monothéismes, des
libertés, de la mondialisation...
Les Rencontres d’Averroès visent à apporter de la clarté et de la complexité à
des visions trop souvent embrouillées et simplifiées. Un rendez-vous désormais
indispensable pour tenter de penser ensemble la Méditerranée des deux rives.
« La Méditerranée, figures du tragique »,
tel est le thème qui sera décliné
les 27 et 28 novembre prochains lors de la 16e édition des Rencontres
d’Averroès.

Cette année, les Rencontres
d’Averroès interrogent les « figures
du tragique ». La mise en représentation
de la destinée tragique de
l’humanité a été inventée, comme la
démocratie, cinq siècles avant notre
ère, à Athènes, en Méditerranée.
Et elle est toujours d’actualité.
Cette exploration des limites de
l’humanité nous permet de réfléchir
à la démesure de la violence contemporaine,
au terrorisme et à la guerre.
Souvenons-nous que, pour lutter
contre les ténèbres de l’ignorance,
Albert Camus envisageait la pensée
en terme « solaire ». Il rêvait ainsi
d’une Méditerranée irradiée par un
soleil redevenu réparateur.
Les Rencontres d’Averroès entendent
modestement travailler à ce rayonnement.
Et même si cette luminosité,
comme la lucidité, se révèle parfois
aveuglante, elle sera toujours
préférable à l’obscurantisme.
Certes, les conditions du rapprochement
entre les deux rives restent
problématiques et les avancées sont
fragiles. Mais malgré un contexte
économique, social et politique pour
le moins difficile, des liens solides ont
été tissés. Ils se renforcent au fil des
ans. Demain, en 2013, Marseille
Provence sera une capitale culturelle.
De l’Europe et de la Méditerranée ?
Saisissons-nous de cette opportunité
pour réaffirmer notre destinée
commune avec l’autre rive.
Dès 2010 et pour la deuxième année
consécutive, se dérouleront à Rabat,
au Maroc, une série de manifestations
placées sous le signe d’Ibn Rochd,
Averroès en arabe. Un pont en
appelle toujours d’autres. De toute
façon, nous n’avons pas d’autres
choix que de nous projeter dans un
avenir inconnu et incertain. Radieux
ou tragique, ce futur appartient déjà
aux jeunes générations. À nous de
leur léguer la meilleure part de
l’héritage commun. Le développement
d’Averroès Junior en direction
du plus grand nombre d’enfants et
d’adolescents participe à ce travail
de sensibilisation.
Tout en renforçant sa cohérence
artistique et intellectuelle, « Sous le
signe d’Averroès » va encore
se déployer. Avec la perspective
de devenir un véritable rendez-vous
international dédié à la création
contemporaine méditerranéenne.
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